L’État et les enjeux du financement de l’enseignement supérieur
Le financement de l’enseignement supérieur en Haïti doit être envisagé dans une perspective globale qui prend en compte à la fois les obligations constitutionnelles de l’État.
Le financement de l’enseignement supérieur en Haïti doit être envisagé dans une perspective globale qui prend en compte à la fois les obligations constitutionnelles de l’État.
Jovanie Solon
Alors que l’ONU célèbre ce 8 mars 2026, la Journée internationale des femmes, rappelant avec solennité les droits encore fragiles des femmes et des filles à travers le monde, moi, pensive, j’écoute résonner dans la pièce la voix d’Edith Lefel dans l’emballant morceau Si seulement.
Et une évidence s’impose doucement à mon esprit de femme et de jeune, d’autant que certaines chansons disent parfois, avec plus de justesse, que les discours l’histoire silencieuse de certaines de nos expériences vécues.
Et pour cause, cette chanson d’amour raconte aussi, à sa manière, l’histoire du désamour entre la jeunesse haïtienne et « l’État », qui aurait dû être le gardien de nos rêves de jeunes, l’architecte des possibles, mais qui, trop souvent, a laissé derrière lui la trace d’espoirs dissipés, sinon déçus.
La jeunesse a pourtant parlé. Elle a beaucoup attendu. Elle a voulu croire. Elle demandait des programmes sérieux, des terrains pour jouer, des formations pour entreprendre et des espaces pour respirer. Mais ses appels se sont perdus dans les couloirs et les tiroirs administratifs.
À la place, elle a vu fleurir des projets de façade, des programmes sans lendemain, et des décaissements capturés par des réseaux de prédation qui ont transformé l’action publique en rente de clans. Comme dans la chanson, l’incompréhension s’est installée. La jeunesse parlait en vain.
L’État n’écoutait plus. Alors les années ont passé. Certains jeunes, désabusés mais refusant de répondre aux appels des réseaux criminels, ont choisi l’exil vers les horizons incertains de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine. Ils sont partis avec pour seule boussole l’espoir chevillé au corps que ce pays qu’ils portent dans leur cœur redevienne un jour un endroit où il fera bon vivre.
Et beaucoup ont appris à marcher seuls, loin des institutions nationales qui promettaient de les accompagner.
Reste ce refrain antillais, qui sonne aujourd’hui comme une question adressée à notre république d’Haïti:
Si seulement…
Si seulement on avait écouté la jeunesse.
Si seulement on avait servi au lieu de se servir.
Si seulement on avait compris que ses rêves étaient aussi l’avenir du pays.
⭑
Mais ce geste de maturité sportive des fédérations, […] ne pourrait-il pas aider à juguler, tant soit peu, ce « paraître de la déchéance »
Ce fonds serait placé sous la tutelle du MJSAC, récemment doté – après deux décennies d’attente – d’un décret d’organisation.
Nombreux sont ceux qui cherchent déjà à se positionner au sein du nouveau pouvoir.
En Haïti, l’information ne meurt pas brusquement ; elle s’évapore. Ce qui reste occupe l’espace, mais ne remplit plus sa fonction.
Restaurer la sécurité c’est vouloir restaurer l’autorité de l’État.
Avec des commissariats dans des conteneurs, il demeure difficile d’inspirer le respect quand l’État lui-même ne semble pas avoir d’égard envers la représentation de ses institutions.
Une analyse compréhensive des dimensions socio-politiques, diplomatiques, et sportives au regard de la souveraineté nationale
« Ce pays (Haïti) est très riche culturellement pour être pauvre économiquement »